vendredi 3 avril 2020

Proposition n°7 : vendredi 3 avril

La prochaine proposition va vous permettre de prendre du recul et de l'altitude et elle est photographique. C'est Ananda Regi, un montpelliérain bien connu de certains d'entre vous (et s'il ne l'est pas, il le devrait) qui nous régale d'expositions photographiques dans son chouette Bar à Photo à la fois galerie d'exposition et café associatif. 

Situé dans le quartier des Beaux Arts c'est un lieu convivial qui héberge des expositions aux vernissages mémorables qui permettent de découvrir en concert des groupes locaux tout aussi bien choisis que le sont les photographes. "L'objectif du Bar à Photo est de diffuser, partager et provoquer des rencontres autour des arts en général et de la photographie en particulier", ce qui est totalement synchro avec ce blog !

Cette fois c'est le photographe qui nous a fait l'amitié de partager une photo que je trouve très bien adaptée au contexte actuel car nous avons besoin d'un bon bol d'air, confinés que nous sommes. 


































J'en profite pour présenter son Studio Photo Factory dans lequel vous pouvez vous faire tirer le portrait ou apprendre à le tirer de manière professionnelle et bienveillante. C'est ici : http://www.photo-factory.fr/#evenement


Et je salue aussi nos amis des Boutographies qui ont pris la douloureuse mais réaliste décision d'annuler le festival. Le Bar à Photo est un des parcours du Hors les Murs des Boutos, vous allez tellement nous manquer cette année ! Mais surveillez 



 si vous l'avez car ils posteront régulièrement des surprises pour étancher notre soif de découvertes.



Belle inspiration à tous

12 commentaires:

  1. Dans quel vide sidéral nous sommes-nous propulsés ?
    Où se trouvent les points d'attache ? Où se trouvent les points d'arrivée ?
    Nous volons plus ou moins gracieusement dans le bleu de l'inconnu.
    Même pas un nuage auquel se raccrocher. Juste nous et le vide. Une certaine ivresse nous prends à cette aventure sans précédant.
    Jusqu'à quand garderons-nous le sourire face à nos propres défis, à nos désirs toujours plus grands d'excitation et de jusqu'au boutisme ?
    Le vertige peut nous exalter ou nous rendre fous.
    Le goût du risque, jusque là synonyme de jeunesse et de dépassement de soi, pourrait bien se retourner vers nous, pour nous parler de l'arrogance, du mépris et du non amour, dont nous faisons preuve sur cette Terre.
    Le ciel est aux oiseaux ; observons-les s'y mouvoir, sans désirs de leur prendre leur espace.
    Notre ciel est intérieur et il serait temps d'y plonger afin de nous y rencontrer, faute de quoi nous serons toujours dans l'exploration extérieure et les désirs de possession.
    La liberté n'est nulle part ailleurs que lovée au creux du ventre, au centre lumineux du cœur. Un certain courage est requis pour cette exploration-là, car le vertige dans ces espaces, est indicible.

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    1. La prise de risque, physique et mentale, peut-être même collective et mentale en ce moment... Un bel appel à la communion et à l'authenticité, à ce monde que nous sommes beaucoup à espérer meilleur suite à ce que nous vivons actuellement. Merci Lise pour cette envie de croire encore et toujours à la grâce.

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  2. Les sylphides


    Elles en avaient rêvé toute l'année !
    Véritables petits rats de bibliothèque soumises à la pression du concours à préparer, elles s'étaient promis qu'en cas de réussite, elles s'offriraient des vacances hors normes.
    Lâcher prise, prendre l'air, sortir du cadre, sauter dans l'inconnu, voilà ce qu'elles souhaitaient à l'âge où tout paraît accessible …
    L'idée d'un stage en école de cirque lancé comme un défit par l'une d'elle fut retenu avec enthousiasme. Acrobate, jongleuse, trapéziste, clown pourquoi pas ? Autant d'activités qui les changeraient des journées studieuses qu'elles venaient de subir, et puis, fréquenter les enfants de la balle, quelle perspective réjouissante !
    Les vacances s'annonçaient pleines de fantaisie…

    Ce qu'elles découvrirent fut une toute autre réalité. Il leur fallut une énorme concentration, beaucoup de rigueur et d'efforts avant d'être autorisées à utiliser les agrès. Les exercices physiques répétés permettant d'acquérir équilibre et assurance furent douloureux. C'est avec toute la bienveillance et les encouragements du moniteur de stage qu'elles arrivèrent à maîtriser gestes et postures pour se lancer dans cette prestation de voltige.
    Mais alors, quel bonheur d'être en apesanteur, suspendue dans l'espace uniquement attachée au harnais relié à la barre lancée dans une ronde !
    Les exclamations, les cris, les rires comme des éclaboussures parsemaient l'aire d'entrainement. Les voltigeuses fendaient l'air, légères et gracieuses, goûtaient à la sensation du vide, au déplacement des repères. L'appréhension, la peur faisait place à l'ivresse d'être libre. L'expression "hors sol" prenait tout son sens. Tournoyer au-dessus d'un environnement qui apparaissait figé, dérisoire même, semblable aux jeux des playmobils de leur enfance leur procurait une sensation étrange de puissance. Dans l'air pur de ce moment, elles rejoignaient le monde des objets volants défiant les lois de la gravité, et connaissaient en cet instant la joie pure, sensuelle de découvrir un corps qui se détachait de l'esprit pour se laisser mouvoir sans contraintes telles des sylphides.

    Il leur sembla bien lourd ce corps quand elles posèrent pieds au sol. Un peu vacillantes mais radieuses elles se dirent prêtes à renouveler l'expérience.

    Camomille 4/04/20

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    1. Encore une jolie histoire et un scénario que tu as pris plaisir à dérouler. J'aime beaucoup l'idée de l'école du cirque, parce que derrière l'apparente facilité et les sourires des acrobates, il y a un travail phénoménal. Et c'est aussi ce que l'on voit sur cette photo, les harnais, l'exploit malgré l'aspect léger de ces deux jeunes filles. Jolie métaphore de résilience

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  3. Les fées n’ont pas de nid. Elles butinent les fleurs et même les étoiles, sans jamais se poser. On peut les voir les jours de brouillard à couper au couteau, les jours où les œufs à la neige de mémé envahissent la maison, quand la crème chantilly sur les fraises nouvelles déborde jusqu’à rejoindre le bleu du ciel. Leurs ailes cristallines, invisibles, sont cousues des rires de la lune lorsque le jour se lève et pousse les fesses bosselées de la nuit.

    Les fées n’ont pas d’amis. Elles aiment et cela leur suffit, sans jamais se poser sur le cœur de quiconque mais sur l’âme du monde. On peut les voir dans tous les azimuts, les jours où le cœur bat la chamade, quand Cupidon est à la fête et largue ses flèches aux quatre coins du monde pour faire rouler les yeux de merlan frit. Leurs baisers sont transparents, mouillés de pluie des rêves des enfants quand le soleil monte sur le dos de la nuit pour l’enfoncer dans l’horizon.

    Les fées n’ont pas de nuit. Elles éclairent les certitudes, les croyances et les peurs pour les fondre en un espoir sans fin. On peut les voir quand on arrête de penser l’obscur comme une tarte tatin à jeter dans le vent ; on les perçoit lorsque le silence est un manteau de cloches en chocolat. Leurs cœurs est un joyau que les anges cultivent dans les champs de l’amour pour nourrir la certitude d’être aimé par la nature et le Vivant du bout du monde.

    Chut ! Une fée passe.

    Xian

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    1. miam que c'est beau ! merci Xian pour ce délicieux parfum fadet ! ma matinée s'en trouve allégée, car j'avais oublié... je suis une fée !
      Lise Andréa

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    2. Mais oui, quel joli texte, léger comme de la chantilly et goûteux comme du chocolat. Du grand Xian, poétique et universel, une belle ode aux femmes, aux fées, à la vie et à l'amour. Les rires de la lune et les et la gourmandise, la joie d'être vivant, l'espoir. Au loin s'en vont les nuages !

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  4. Butterfly

    Lorsque Nadia a accouché elle ne savait pas qu'elles étaient deux : alors vite ils les ont baptisées : Lisa et Sali ; deux adorables petites brunettes; c'est sûr elles seraient la joie de leurs parents et comme eux feraient de hautes études, ils les imaginaient médecins ou professeurs émérites .mais il n'en fut rien , elles grandirent comme la mauvaise herbe: petits animaux sauvages, revêches, échevelées, boucles brunes indomptables..
    A la sortie du collège ils cédèrent : elles firent l'école du cirque , elles devinrent " les childrena" : nom de ce fameux papillon de la famille ds nymphalides : leur silhouettes élancées voletaient de support en support tels ces magnifiques insectes : excellant au trapèze elle défiaient l'apesanteur , célèbres elles le furent : leur duo était connu jusqu'aux antipodes ..
    Elles l'avaient promis ; un jour c'est sûr suspendues à leur fil elles en rompraient les attaches et s'envoleraient ainsi au firmament d'un ciel bleu étincelant et s'y fondraient pour ne plus faire qu'une

    Aujourd'hui je les vois je lève les yeux elles sont là deux silhouettes graciles , elles prennent leur élan et....

    Kristin

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  5. Les yeux fermés,

    Voler
    Etre un oiseau
    Sentir ses ailes
    S’appuyer sur l’épaisseur de l’air
    Respirer à pleins poumons

    Vivre
    Flotter sans contrainte
    Epouser la liberté
    Crier le bleu du ciel
    S’enrouler de solitude

    Voir
    Un carré d’herbe minuscule
    Des arbres flocons
    Des humains têtes d’épingles
    Une route serpent

    Danser,
    Rire à n’en plus finir
    Je suis libre

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  6. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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  7. Inséparables un air bleu de liberté déchire le ciel
    Rares comme l’orange
    Passionnées de rouge
    Jaunes si près du soleil
    Beautés fugaces
    Fugitives
    Le son de la terre en émoi retentit
    C’est écrit dans les nuages
    De guerre lasse le tambour s’est percé
    Un cri strident un appel de la mère
    Ne brûles pas tes ailes
    Si tu tombes je flanches
    Ancrées dans l’air
    Toi mon autre
    Suspendues le temps d’un soupir
    Ta main dans la mienne
    Un dernier hiver infini
    Bouleversées
    Le ralenti à un goût pesant
    Je volais fidèle et toi dessines le ce moment qui passe
    Écrire le temps à deux c’est moins dur
    Si tu flanches je tombes

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  8. Tandem

    Réponse à Question
    Apaise l'interrogation
    Amorce la discution
    Soulève des pans de contradictions
    Bombardées de suppositions
    De culturelles acquisitions
    De scientifiques approbations
    De conflictuelles positions...
    Réponse à Question
    Équilibre en suspension
    Frissons d' intuition
    Echafaud de grandes convictions
    Réponse à Question
    De l'inconnu oser l'indiscrétion
    Ce monde relève, regorge d' exceptions
    Question sans Réponse
    Fripe le front qui fronce
    Le sens de la vie germe en un plasma de ronces...


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Proposition n°16 : dimanche 17 mai

Chers amis blogueurs, Vous commencez à retrouver vos marques ?   Je tiens à vous remercier pour cette belle aventure que nous avons vécue en...