Continuons la série démarrée par Aurélie Salvaing avec un drôle d'oiseau...
Adrien a très gentiment accepté de partager un morceau pour le blog. C'est un musicien expérimental inclassable, mais qui s'est produit lors du Festival Electrochic # 4 de mars dernier en région parisienne avec son combo LARSP.
Les organisateurs le définissent ainsi :
LARSP fait découvrir un monde électro très personnel et mélancolique, mélange de rythmes, de mélodies et d'émotions, teinté de croisements entre electronica, break core, abstract, hip hop ou encore glitch.
Je trouve pour ma part que la sensualité du morceau Glü va très bien avec la thématique qui sera celle de l'érotisme cette semaine, en attendant de découvrir la prochaine photo et le poème....
Ce morceau fait partie de l'album Sonorama sorti chez Fluofluids records en 2009.
A vos écouteurs et à vos stylos ou claviers, l'essentiel c'est de se laisser dériver en musique !


Si prés de toi
RépondreSupprimerOn ne sait pas
Ni toi, ni moi
On se souvient
Rien que nous deux
Aprés la pluie
main dans la main
A s'enlacer
Soyons heureux
On se le dit
Ni moi ni toi
On se le chante
Regardons nous
mains enlacées
A trop s'aimer
S éparpiller
On ne sait plus
Ni nous ni moi
On pleurera
Rien ne subsiste
A trop s'étreindre
Mal nous a pris
A oublier
Un gloubiboulga de sensations, un frétillement couplé à des palpitations. Des insectes au creux du ventre, un tumulte sourd et muet pourtant cacophonique. Une perceptibilité accrue, des sentiments à cru avec un vin grand cru. Fixant tes yeux, les miens sortant de leurs orbites. Comme happé par ces lèvres d'une autre dimension. La courbe lentement creusée de tes joues, une ligne fine, je dessinerai tes traits. Je les apprendrai mon coeur, je dominerai tes peurs. Un battement de plus raté, un moment de plus chantant à tes côtés. Une voie à choisir, une voix à écouter, je vois ta sensibilité à travers la mienne. Une rondeur d'esprit, des paroles sculptées, je sécherai tes plaies. Je te verrai pleurer, ta peau d'un rouge éclatant, bercée par le ruisseau de tes larmes. On partira loin dans nos idées, nos débats seront épuisés mais ils ne se lasseront pas de nous. On se verra grandir, mentir et tromper. J'épouserai chacun de mes défauts pour qu'ils puissent eux aussi, te séduire. Je me souviendrai de mes mains sur ta peau, laissant des traces faussement indélébiles, les tiennes seront inoubliables. Une passion diluée, je soufflerai sur nos cendres. On rira aussi, à en perdre notre souffle, à gorges déployées je nous enregistrerai dans mes pensées. On deviendra vieux, tu resteras belle. Je me rappellerai alors de l'hypothétique verité de cette ère d'amour, sûrement secouée par des épisodes ratés. Je me souviendrai de ces moments magiques à te faire l'amour de toutes les manières, de la poésie de tes gémissements à la brutalité de nos premiers instants. Nos corps insoumis et rêvant de l'autre, une mémoire éternelle et des flashs de cette époque charnelle. Nos langues entremêlées, dansant la plus belle des danses, une chorégraphie libérée. Nos disputes et mon côté entêté, cette séparation de quelques années. De la buée sur les fenêtres, des spaghettis dans l'eau bouillante, des portes claquées, des dessins sur la Clio avant de partir au boulot, de la première bise dans ce resto, de ton père aux tendances démago, des étés, de ta peur de l'eau. Relevant le défi du déni, la musique du générique finira par nous transpercer, la plus triste de toute, une belle tragédie animée. À l'image de nos doutes, de notre avenir tracé, une fin manquée. Tu resteras ma plus belle épopée.
RépondreSupprimerFeux d'artifices acoustiques
RépondreSupprimerRythmes syncopés
Electroacoustique
Totems métalliques
Regards hagards
Perte de repères
Jonglerie de lumières
Frénésie de nos corps
Au son des vibratos
Décors fantastiques
Dissonance
Ambiance fantastique
Transparence dans tes yeux
D'un désir de braise
Bulles d'Oxygène
Sur Planète Interdite
Embrasement de mes sens
Emballement de mon cœur
Que jamais ne s'arrête
Cette nuit impudique
Camomille 19/04/20
Tu ouvres l'orgue de barbarie
RépondreSupprimerRouleau de musique à fleur de peau
Babel de borgborismes
Sussurement d' extraterrestre
Tu t' aventures sur la carte du Tendre
Pianotes un mode d' emploi
Piane Piane amabile
Des éclosions au cœur des notes
C' est la magie de la bécote
Tu grignotes le pain de ta mie
Miettes léchées au bord des lèvres
Plurythmes en cours
Dans son pubis un clapotis
La chatte ronronne, sous la caresse
Au bord de l'eau, point le temps presse
Le déversoir n' est jamais loin
Trotti galopi crescendo duo
Quel bel envol des deux oiseaux
Les pattes en l'air, becs grands ouverts
À tire d' ailes
Elle te regarde, planant, délestée
Ouvre l'organe, fraîchement rosé
Bulles de savon en sont lâchées
Bien irisées
Tu oses les rattraper
Les poses sur ses seins bien amusés
Des corps tu contemples la rosée exsudée
Le coït est terminé
C' est un grand flou dans l'azuré
Et l'on se quitte à pas feutrés...