vendredi 17 avril 2020

Proposition n°10 : vendredi 17 avril

Continuons la série démarrée par Aurélie Salvaing avec un drôle d'oiseau... 






















Adrien a très gentiment accepté de partager un morceau pour le blog. C'est un musicien expérimental inclassable, mais qui s'est produit lors du Festival Electrochic # 4 de mars dernier en région parisienne avec son combo LARSP
Les organisateurs le définissent ainsi : 
LARSP fait découvrir un monde électro très personnel et mélancolique, mélange de rythmes, de mélodies et d'émotions, teinté de croisements entre electronica, break core, abstract, hip hop ou encore glitch.

Je trouve pour ma part que la sensualité du morceau Glü va très bien avec la thématique qui sera celle de l'érotisme cette semaine, en attendant de découvrir la prochaine photo et le poème....

Ce morceau fait partie de l'album Sonorama sorti chez Fluofluids records en 2009.






















A vos écouteurs et à vos stylos ou claviers, l'essentiel c'est de se laisser dériver en musique !

4 commentaires:

  1. Si prés de toi
    On ne sait pas
    Ni toi, ni moi
    On se souvient
    Rien que nous deux
    Aprés la pluie
    main dans la main
    A s'enlacer
    Soyons heureux
    On se le dit
    Ni moi ni toi
    On se le chante
    Regardons nous
    mains enlacées
    A trop s'aimer
    S éparpiller
    On ne sait plus
    Ni nous ni moi
    On pleurera
    Rien ne subsiste
    A trop s'étreindre
    Mal nous a pris
    A oublier

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  2. Un gloubiboulga de sensations, un frétillement couplé à des palpitations. Des insectes au creux du ventre, un tumulte sourd et muet pourtant cacophonique. Une perceptibilité accrue, des sentiments à cru avec un vin grand cru. Fixant tes yeux, les miens sortant de leurs orbites. Comme happé par ces lèvres d'une autre dimension. La courbe lentement creusée de tes joues, une ligne fine, je dessinerai tes traits. Je les apprendrai mon coeur, je dominerai tes peurs. Un battement de plus raté, un moment de plus chantant à tes côtés. Une voie à choisir, une voix à écouter, je vois ta sensibilité à travers la mienne. Une rondeur d'esprit, des paroles sculptées, je sécherai tes plaies. Je te verrai pleurer, ta peau d'un rouge éclatant, bercée par le ruisseau de tes larmes. On partira loin dans nos idées, nos débats seront épuisés mais ils ne se lasseront pas de nous. On se verra grandir, mentir et tromper. J'épouserai chacun de mes défauts pour qu'ils puissent eux aussi, te séduire. Je me souviendrai de mes mains sur ta peau, laissant des traces faussement indélébiles, les tiennes seront inoubliables. Une passion diluée, je soufflerai sur nos cendres. On rira aussi, à en perdre notre souffle, à gorges déployées je nous enregistrerai dans mes pensées. On deviendra vieux, tu resteras belle. Je me rappellerai alors de l'hypothétique verité de cette ère d'amour, sûrement secouée par des épisodes ratés. Je me souviendrai de ces moments magiques à te faire l'amour de toutes les manières, de la poésie de tes gémissements à la brutalité de nos premiers instants. Nos corps insoumis et rêvant de l'autre, une mémoire éternelle et des flashs de cette époque charnelle. Nos langues entremêlées, dansant la plus belle des danses, une chorégraphie libérée. Nos disputes et mon côté entêté, cette séparation de quelques années. De la buée sur les fenêtres, des spaghettis dans l'eau bouillante, des portes claquées, des dessins sur la Clio avant de partir au boulot, de la première bise dans ce resto, de ton père aux tendances démago, des étés, de ta peur de l'eau. Relevant le défi du déni, la musique du générique finira par nous transpercer, la plus triste de toute, une belle tragédie animée. À l'image de nos doutes, de notre avenir tracé, une fin manquée. Tu resteras ma plus belle épopée.

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  3. Feux d'artifices acoustiques

    Rythmes syncopés
    Electroacoustique
    Totems métalliques
    Regards hagards
    Perte de repères
    Jonglerie de lumières
    Frénésie de nos corps
    Au son des vibratos
    Décors fantastiques
    Dissonance
    Ambiance fantastique
    Transparence dans tes yeux
    D'un désir de braise
    Bulles d'Oxygène
    Sur Planète Interdite
    Embrasement de mes sens
    Emballement de mon cœur
    Que jamais ne s'arrête
    Cette nuit impudique

    Camomille 19/04/20

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  4. Tu ouvres l'orgue de barbarie
    Rouleau de musique à fleur de peau
    Babel de borgborismes
    Sussurement d' extraterrestre
    Tu t' aventures sur la carte du Tendre
    Pianotes un mode d' emploi
    Piane Piane amabile
    Des éclosions au cœur des notes
    C' est la magie de la bécote
    Tu grignotes le pain de ta mie
    Miettes léchées au bord des lèvres
    Plurythmes en cours
    Dans son pubis un clapotis
    La chatte ronronne, sous la caresse
    Au bord de l'eau, point le temps presse
    Le déversoir n' est jamais loin
    Trotti galopi crescendo duo
    Quel bel envol des deux oiseaux
    Les pattes en l'air, becs grands ouverts
    À tire d' ailes
    Elle te regarde, planant, délestée
    Ouvre l'organe, fraîchement rosé
    Bulles de savon en sont lâchées
    Bien irisées
    Tu oses les rattraper
    Les poses sur ses seins bien amusés
    Des corps tu contemples la rosée exsudée
    Le coït est terminé
    C' est un grand flou dans l'azuré
    Et l'on se quitte à pas feutrés...

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Proposition n°16 : dimanche 17 mai

Chers amis blogueurs, Vous commencez à retrouver vos marques ?   Je tiens à vous remercier pour cette belle aventure que nous avons vécue en...