dimanche 10 mai 2020

Proposition n°14 : dimanche 10 mai

Bonjour chers amis bientôt déconfinés (enfin presque...)

Nous poursuivons notre inspiration sur le thème de l'ailleurs avec la proposition musicale issue du trio Teclao Flamenco très cher à mon coeur, d'une part parce que je connais bien Miguel Ramirez le chanteur talentueux et également une très belle personne. Et aussi parce qu'ils se sont produits au Chaisoi, le si joli lieu de notre poétesse Lise Andrea à Pignan.

Voici la présentation de ce groupe atypique telle que vous pouvez la trouver sur Facebook : Teclado en espagnol signifie clavier. Dans le sud on dirait Teclao… Un dialogue entre piano et guitare pour accompagner des airs de copla et boléro avec la profondeur de la voix flamenca qui trouve son écho dans les touches lyriques apportées par ce trio.
Al piano : David Rekkab
Al toque (guitarra): Jules Meneboo
Al cante (chant): Miguel Ramírez  



Alors à vous de vous laisser porter par cette sublime chanson La historia de un amor. Le titre peut vous influencer, mais pas forcément non plus. 

Le thème est l'ailleurs, alors prenez le large à bien plus de 100 kms de chez vous !

Belle écriture musicale chers vous tous 

15 commentaires:

  1. Andalousie, chaleur, parfums, lumières diffuses, nimbées d'orange. Je déambule dans ces rues, je pourrais presque fermer les yeux, me perdre ainsi dans les dédales de cette ville dont je connais chaque recoin par coeur, ils ont été le nid de nos éteintes alanguies, le verbe nous était inconnu, nos langues étrangères ne connaissaient que le chemin de l’extase, les mots travestis habillaient nos gestes, nos regards nous ouvraient les routes d'une infinie douceur: tu me guidais, je te suivais terriblement confiante, même ton ombre me prenait par la main les soirs de pleine lune où tu disais devoir disparaitre alors je me sentais inquiète mais soudain tu étais là , les effluves épicées de girofles et vétiver devançaient tes élans, je me lovais dans ces tissus d'arômes essentiels à mes sentiments captifs de ce lien que je croyais indestructible
    La chaleur a pénétré les pierres de ce mur sur lequel mes mains essaient de retrouver l'ardeur de nos empreintes , mes doigts cheminent à l'aveuglette mais ils ne peuvent m'aider à retrouver le chemin incrusté dans la muraille qui s’effrite.Déjà la chaleur se dissipe, se dissout
    Le charme est rompu , cassé le vase magique des sentiments, tari la source d'Amour : " Ya nos estas mas a mi lado corazon"
    Dorénavant tu n'es plus à mes cotés: Andalousie fin du chemin .

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    1. Merci Kristin de vous avoir laissé emporter par le chemin de cette mélodie que vous avez entrepris avec autant de subtilité.
      Miguel
      Teclao Flamenco

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  2. Aïe !le cri déchiré d'un coeur souffrant, qui s'élève en prière de feu. Aïe ! la peine du corps torturé par l'absence, emprisonné dans les noeuds du manque cruel de l'autre. Aïe ! le feulement rauque de l'homme enchainé à ses désirs, tirant sur les chaînes qui enserrent son âme. Aïe ! de toute éternité, la soif d'amour, de liberté ! Aïe ! le rêve récurrent d'être dans le vent, dans la pluie, sous l'ardeur des cieux, comme un loup magnifique et souverain !Aïe ! L'appel du grand large, de l'horizon jamais atteint de l'amour dans sa vastitude ! Aïe ! combien les feux de la chair, reflètent en miroir, les voeux d'altérité de l'humain, errant dans ses frontières.

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    1. Que dire ? Rien, juste ressentir... Merci 🍸🍸

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    2. Lise, un placer volver a leerte. Gracias por compartir tus palabras y por haberte dejado llevar por nuestra historia...
      Miguel
      Teclao Flamenco

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  3. Ferme les yeux
    Écoute
    La voix, une autre voix d' ailleurs
    Si chère à ton cœur
    Prêt à battre
    Pour l'inconnu
    Ferme les yeux
    Entends-tu
    L'âme de son pays
    Ses pleurs, ses rires, son combat
    Son histoire
    Unique
    Qui transpire des airs de la musique
    Ouvrant à une étrange transe
    Sensibilité quasi mystique
    Ferme tes yeux
    Ouvre ton enveloppe au timbre de la voix
    Sceau vibrant d' un patrimoine
    Une émotion forte sourd
    De nos entrailles communes
    À l'histoire des hommes
    Chants, musique, danses
    Folklore
    Traditions anciennes parfois vestiges
    Entends tu ces mélopées de la vie ?
    Tes mains sont humides,
    Tu as le cœur en vrac...
    Appartenance,
    Fraternité, malgré les différences...
    Ferme les yeux
    Écoute, comme une enfant
    Ce précieux écho de tes terres inconnues
    Qui dressent pavillon sans moindre retenue...

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    1. je me souviens des fragrances du jasmin étoilé, accroché à une lointaine nuit dans Séville ; je me souviens du poids de la chaleur encore moite sur mes épaules nues ; je me souviens de cet endroit empli de tables et de chaises basses, du ciel clouté d'or, et soudain, montant des profondeurs de la pénombre, une guitare râpeuse et une voix de femme, sauvage, violente, indomptée. Je me souviens d'avoir frémi, pétrifiée de découvrir ce chemin en moi, connu, reconnu et pourtant inconnu. L'Univers révélé dans le souffle du chant.

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  4. ...Tendresse au plus fort du suroît
    (Torride) dans nos reins
    Tu réclames une valse, plus loin jusque sur des lacs
    de cristal lunaires
    Ton humeur est alors baladeuse...

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  5. C’est l’histoire d’un ailleurs… (Partie 1)

    C’est l’histoire d’un amour entre cette jeune fille, insignifiante, et… elle rougit. Elle est gênée. Elle a peur d’être incomprise. L’amour est tellement grand, tellement fort, qu’elle redoute d’en être détournée. Il est si intense qu’il lui provoque autant d’accès de joie que de moments dans la vague, là, pour un mot qu’elle n’aurait pas compris.

    La nostalgie est empreinte de tristesse quand elle est empêchée de le retrouver. Elle l’aime si fort… alors elle reste chez elle, dans son chez-elle insignifiant, dans l’attente de pouvoir se jeter à nouveau dans ses bras. Oui, car c’est elle et seulement elle qui se jette dans ses bras. C’est sur lui qu’elle a jeté son dévolu. En fait, elle ne sait pas pourquoi, elle ne saurait l’expliquer, pourquoi lui, il n’est pourtant pas mieux qu’un autre. C’est ça l’amour.

    Mais elle est chiante, euh, obstinée, alors elle veut comprendre : pourquoi me mets-je dans cette situation, alors qu’elle est parfois source de souffrance ? Il y en a plein d’autres, plus grands, plus virils peut-être…

    Mais elle ne peut chasser ces papillons qui lui envahissent le cœur, le corps et le reste. Ces papillons qui ont traversé des centaines et des centaines de kilomètres pour atteindre cette jeune fille, pourtant insignifiante, pourquoi elle, et qui viennent bouleverser sa vie. Pourquoi lui, pourquoi elle.

    Il aurait pu être grec, il aurait pu être italien. Ses origines familiales l’expliqueraient très bien. On ne tombe pas amoureux d’un homme pour ses origines ou sa nationalité, me dites-vous ? Qui vous a parlé d’un homme ? Regards offusqués, bouches plissées. Et je ne vous parle pas non plus d’une femme ! Ce n’est rien de tout ça. Son amour est espagnol. Elle vit un amour espagnol...

    Silence.

    Non, l’amour de cette fille n’est pas uniquement dirigé vers des êtres vivants, humains ou non-humains. Ce serait trop… réducteur. Qu’il est triste l’oppressant schéma d’amour de ses parents, puis de son mari, puis de son enfant… et s’en aller. Elle dit que c’est un triptyque fatal, létal. Elle est différente des autres filles de son âge, rassurées par des schémas, ou schématiquement rassurées.

    Pour elle, l’amour n’a pas de frontière. Et chez elle, il ne concerne pas seulement les êtres. Elle nous embrouille la tête, on n’y comprend plus rien. Mais elle, la tête, elle la perd, au détour d’une conversation qu’elle entend à la terrasse d’un café, entre deux personnes parlant la langue de Cervantes, qu’elle juge d’une délicatesse… Ce sont les mots, qui lui font tourner la tête, chantants, mélodieux, percutants ; les phrases, rythmées, endiablées, palpitantes.

    Elle n’arrivera pas à vous expliquer comment elle se sent vis-à-vis de cette langue. Ou alors elle le tentera, mais ne pourra pas terminer, la gorge nouée. Ce qu’elle ressent la dépasse, et elle, de son côté, se surpasse. Dans le train, à la médiathèque, au creux de son lit, elle lit. Des mots, des phrases, des textes, des romans. Elle ne s’arrête plus, elle fera tout ce qui sera en son pouvoir, y más allá, pour vivre son amour.

    Et puis, un jour, la valise. L’énergie cinétique des roues de sa voiture, cap vers le sud. Elle s’élance vers l’inconnu, là où rien ni personne ne l’attend. Pas même son amour. Il ne sait rien de son existence à elle, jeune fille insignifiante. Il campe sur ses deux pieds, torero des temps modernes. Elle, pourtant, se lance à cœur perdu, à corps perdu, et dans cette passion son corps et son cœur s’entremêlent. Elle pose un premier pied dans ce nouveau monde qui s’apprêtera à être le sien, s’il l’accepte, le temps de quelques mois. Elle goûte à cette nouveauté comme un baigneur entre progressivement dans la mer, pas à pas sur le sol sableux et instable. Les remous la secouent légèrement. Il faut dire que la mer est calme. Certes, mais elle la domine, aussi. Elle a longtemps étudié avant d’entrer dans le grand bain. Elle voulait montrer tous ses atouts à son amour…

    Constance

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  6. C’est l’histoire d’un ailleurs…(partie 2)
    Alors, elle part à l’assaut de son cosmos romantique, seule, avec elle-même, mais qui est-elle, le sait-elle ? Fardée et portant ses plus belles parures, les syntaxiques, les linguistiques, les grammaticales, elle s’offre au monde, pour vivre l’amour. Elle sort de son monde pour vivre le grand amour. Pour celui-là, pas question de réciprocité, pas question de compromis.

    Il est tout ce qu’il y a de plus pur.

    Elle jette un œil, par ci, elle laisse traîner une oreille, par-là. Le cœur ouvert à l’inconnu, elle a envie de dire hola à n’importe qui. Loin des Champs-Elysées, elle se lie avec tous ces dépositaires du merveilleux trésor, celui de maîtriser la langue qu’elle convoite. Et plus encore, ils ont accès à l’indicible, à l’inférence, aux références. A la culture, aux manières, à l’étiquette.

    La ville tout entière est un grand terrain de jeu pour elle. Chaque recoin de la ville, chaque panonceau est d’un intérêt primordial. Elle participe à tout, elle essaie tout, elle tente la fusion inconditionnelle de son être à son ailleurs.

    Sa voiture se retrouve à la fourrière ? Une aubaine, pour la jeune fille ! Comprendre comment la retrouver… l’employé de mairie qui ramasse les feuilles dans la rue… la patronne du café du coin… un passant serviable… l’appel téléphonique à la police… qu’elle en est fière… La somme due n’est rien à côté du bonheur procuré par cette situation. La jeune fille est étourdie. Elle a embrassé son rêve, elle a vécu son amour.

    Oh, pourtant, elle sait qu’elle n’est pas la seule. Bien d’autres ont porté leur baluchon jusque-là. Alors, en amoureuse, fleur bleue qu’elle est, la jalousie la gagne. N’est-elle pourtant pas si humaine, ouverte aux autres, sociable ? Malheureux serait celui qui dirait le contraire. Mais, malgré elle, et tout au fond de son être le plus sensible, elle ressent cette rivalité. Elle évite les français, les françaises, du mieux qu’elle peut, sans paraître impolie. Elle ne veut pas, je l’ai dit, être détournée de cet amour. Elle veut le vivre à sa juste valeur, elle veut sombrer dans les sentiments qui l’envahissent.

    Parfois, toutefois, l’amour est cruel et sort son masque satanique. Des incompréhensions malencontreuses, des remarques acerbes, oh peu, très peu, dira-t-elle. Elle encaisse. Elle a parfois l’impression que son amour la rejette, ou qu’il ne se laisse pas aimer. Elle a la sensation qu’elle ne le mérite pas. Elle sait, surtout, que cet amour est inaccessible. Elle aura beau s’échiner, elle sait au fond d’elle qu’elle restera la francesa.

    Constance

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  7. C’est l’histoire d’un ailleurs…(partie 3)
    Et puis, ce matin de janvier, un dimanche. Matin pluvieux, mais pas matin heureux. La voiture, sauvée de la fourrière, fidèle, silencieuse, pleine jusqu’au plafond. La voiture en a gros sur les amortisseurs, la jeune fille en a gros sur le cœur. Il pleut. Le front sur le volant, elle ne peut se résoudre à démarrer. L’habitacle la protège des gouttes de pluie, quelle ironie, alors qu’elle, est inondée de larmes…

    Et puis, les larmes ont séché et leur sel a construit les fondations d’un nouveau jour. La jeune fille n’est plus insignifiante, elle a vécu l’amour. Elle prend conscience de la chance, des opportunités saisies, et des petits riens que la vie lui a offerts. Elle rentre le cœur lourd, lourd de tout ce qu’elle a pu y mettre.

    L’amour lui a fait connaître aussi l’amitié. De cette relation d’amour sont nées trois relations amicales d’une richesse insoupçonnée. La découverte d’un ailleurs tout proche, mais si différent. La maîtrise d’une langue fort similaire, mais si singulière. Elle sourit, elle est détendue. Elle en a passé du temps à penser son avenir… Espagne ou France… l’amour ou la raison.

    Elle a grandi, elle a muri. Elle a fini par laisser de côté l’idée d’un ailleurs édulcoré. La passion, sa fougue, ont laissé place à un amour plus mûr. Vivre en France et poursuivre son amour pour l’espagnol, sa décision est prise. Même si, encore aujourd’hui, son cœur Valence.

    Constance

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    1. Aussi chargé en beauté qu'en contenu. La fourrière des souvenirs ne pourra jamais nous enlever ce qui par son poids est inamovible.
      Au plaisir
      Miguel Teclao Flamenco

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  8. Rencontrer Ailleurs

    Sa première rencontre avec l'Espagne fut la Costa Brava.Les stations balnéaires avec les alignements de résidences locatives et campings permettaient aux touristes des pays voisins de venir passer des séjours à peu de frais. Mer, soleil et sable chaud garantissaient joies du farniente et bronzage assuré. Les rencontres entre estivants de sa génération étaient faciles, le folklore populaire fait de "Viva España", paellas géantes et traîtres sangrias mettaient entre parenthèses la monotonie du quotidien. Certes le passage aux frontières exigeait patience et les carabiniers peu amènes arpentaient les plages pour rappeler à l'ordre les contrevenants à la bienséance. L'Espagne était alors sous régime franquiste…
    Elle découvrit ensuite l'explosion de la Movida, les déambulations nocturnes de la foule sur les ramblas de Barcelone, les tapas et les boites de nuit où s'égayaient des bandes de jeunes gens délivrés du joug de la junte militaire. La création artistique explosait dans tous les domaines et les villes austères affichaient leurs couleurs au son des musiques modernes rompant ainsi avec le conservatisme de la culture d'alors. Accompagnant cet élan artistique, la libération des mœurs permit l'avènement d'un cinéma nouveau dont Pedro Almodovar fut un des principaux chefs de file. Elle découvrit par ses films une société espagnole décomplexée des tabous sexuels accordant toute sa place à la femme actuelle. Le temps d'un week-end elle aimait cette Espagne bouillonnante rompant avec son quotidien ordinaire.
    Quelques années plus tard, c'est en Andalousie qu'elle fit le voyage. A Grenade, lors de la visite de l'Alhambra, elle succomba au charme des jardins qu'avaient emprunté les conquérants arabo-musulmans. Il lui fallut peu d'efforts pour imaginer l'ombre des courtisanes à travers les ouvertures de la forteresse rougeoyante et entendre monter dans un ciel étoilé le son des flûtes et des bendirs.
    C'est à Séville pourtant qu'elle se sentit totalement transplantée dans un Ailleurs insoupçonné. Elle connaissait, bien sûr, le rythme enivrant du flamenco joué par les groupes locaux de musique populaire et c'est sans attente particulière qu'elle accepta l'invitation au concert. La solennité du lieu, la concentration du public à l'arrivée des musiciens sur la scène, le temps suspendu jusqu'aux premières notes du piano et du frémissement de la guitare la plongèrent d'entrée de jeu dans un univers clos de toutes sonorités extérieures. La voix modulée du chanteur vibrant de sensibilité tragique dépouillée d'artifices la toucha au plus profond de son âme qui résonnait au rythme des inflexions du velours de la voix. Musiciens et chanteur envoûtaient le public totalement sous le charme de la musique flamenca. Elle communia avec délectation à ce moment de grâce d'évasion poétique.
    Aujourd'hui, ce souvenir se situe bien plus loin que Séville, il se love au creux d'une contrée imaginaire appelée Ailleurs.

    Camomille, 13 mai 2020

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    1. L'histoire... De l'Espagne, de notre cœur, de ce qui nous reste à dire. Racontée ainsi, elle nous donne envie de la revivre.

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Proposition n°16 : dimanche 17 mai

Chers amis blogueurs, Vous commencez à retrouver vos marques ?   Je tiens à vous remercier pour cette belle aventure que nous avons vécue en...