C'est le moment de découvrir la photographie qui nourrira votre inspiration sur le thème de l'ailleurs.
Marielle Rossignol a pour terrain de prédilection la photographie d'auteur et la photographie documentaire. Son site Les choses ordinaires
révèle aussi ses trois autres grandes passions : la tauromachie, la
danse et les voyages. Mais c'est bien sûr avant tout le mouvement et la
vie qui l'intéressent.
En voici l'adresse pour
que vous puissiez découvrir son travail si singulier, d'une grande
variété et en même temps d'une forte cohérence:
Cette photo énigmatique vous invitera nous l'espérons à partir vers un possible ailleurs, tout en magnifiques lignes de fuite.
Où cela vous mènera-t-il ?
Belle inspiration, le lieu vous sera révélé à la fin de la série....
Ca décongèle lentement, mais ça décongèle, je te dis ! le deuxième canard a enfin les pattes dégelées, je le vois. Il va pouvoir claudiquer jusqu'à cette informe langue, horriblement striée qui ressemble à un biscuit bastogne écrasé. Faut dire qu'après les rigueur du confinement hivernal, la terre a toujours une drôle d'allure. Mais il y a des petits malins qui sont restés planqués sous la glace, en se lovant dans les renflures de la langue. Tu ne les vois pas ?
RépondreSupprimer- ...
Comment ? c'est moi qui suit aveugle ? ce n'est pas une langue de terre mais un pic, une péninsule verticale, un cap dans le ciel, un refuge pour zoizos, qui va gratter les nuages ? T'es ouf toi ! Remarque en effet, ça se discute. Tout dépend de l'angle de vue évidemment ! M'enfin c'est tordu ce truc non ? toute manière, une chose est sûre : il y a des canards sur le lac.
😅😅😅😅😅😅
RépondreSupprimerBlanche terre
RépondreSupprimerTraversée
D'ondes et de vagues
Lignes de profiles
Dos à dos
Face au silence
Divagation
RépondreSupprimerSelon une certaine géographie existentielle, en se dirigeant là bas, tout là bas, on devrait trouver un ailleurs très différent d' ici. Pas vraiment un choix délibéré, plutôt une contrainte inéluctable.
Se dépouiller des couleurs
Trouver le reflet essentiel de son ombre, dos à la lumière
Désactiver les prismes aveuglants et avancer, engloutir des miles et des miles en sens unique..
Affronter l'entonnoir vers l'inconnu, plus inconnu encore lorsqu' il ressemblera à un fil ténu, en rupture de toile..
On marche aveuglément sur les destins calcinés, Fumure noble de vies oubliées qui ne cesse de s' enrichir, destins après destins.
Varech désséchée emmaillotant le grand secret des océans.
On avance sur un terrain maillé, les pieds las de s' enfoncer au moindre trou, noir. On a soif dans le désert chaotique.
Bienheureux les longeurs de falaise de la presqu'île entre les mondes. De l'eau, à l'infini, claire, paisible, à portée de leurs lèvres stygmatisées. Combien de maux ravalés !
Les autres, au sein de l'enchevètrement, devront ramper pour se désaltérer jusqu'à saillie de l'os.
Avancer, garder au nombril l'objectif imposé, atteindre ce point de non retour, ce trou supposé et peut être se poser, enfin, sur rien, au milieu de nulle part. L'horizon brille comme une alliance alentour, dit on, à cet instant précis. On est, dès lors, en équilibre parfait, prêt à s' échapper, prêt à s' envoler bien au delà de la liberté...
En bas du contrat de l'aventure singulière, il est néanmoins bien stipulé que l'on ne doit céder à aucun mirage, jamais, sinon le corset sédimentaire nous étranglera avant de nous engloutir.
Les sirènes du temps d' Ulysse ont évolué...
Attention aux allures des ansériformes
, à leurs dogmatiques cancanements qui pourraient bien nous faire perdre la tête jusqu'à mourir en soi, corps cœur et âme disloqués d' avoir tant arpenté uniquement pour se.... sauver
très inspiré ce texte ! le paysage s'en trouve distendu et ma foi, si je regarde bien, je les vois, ces files d'humains errant sur les terres désolées ; cela me fait penser à "la conférence des oiseaux"... au bout du bout : toi-même !
SupprimerMerci Lise 😊😉
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