Nous entamons une nouvelle série cette semaine et je vous propose de parler du thème de l'ailleurs, où qu'il se trouve.
C'est l'artiste protéiforme Kim Waag qui a accepté de nous soumettre une de ses toiles "Lumière Dorée". Kim est plasticienne, musicienne et poète. Voici ce qu'elle nous dit de son travail :
« Quand je peins, j’assiste aux transformations successives des directions et des volumes, et je suis le mouvement, ou je l’accentue.Je ne contrôle que le moment où je vais arrêter d’intervenir – et encore ! -.
Ma peinture est abstraite, inspirée par la nature, (pas «l’environnement», mais plutôt) l’essence de l’existence, la source de ce que nous vivons au plus profond. Ciel, lumière, vent, mer, pluie, rochers, falaises, sont traversés comme en méditation.
J’aime que chaque spectateur ait la liberté d’y voir ce qui lui plaît, objets ou êtres, sentiments ou impressions ; c’est pourquoi j’aime la peinture abstraite. Toujours une attirance pour les lignes obliques, les diagonales, les lignes de fuite qui évoquent d’autres dimensions, et créent des rythmes et du mouvement.
Ainsi le tableau se prolonge au-delà de ses limites ; pas de cadre ; ma peinture continue sur les tranches des toiles, puis dans l’espace !
Ce qui a guidé la fabrication des toiles de cette exposition, c’est le thème de la lumière : rayons, éclats, vibrations de soleil, lumière vue depuis l’obscurité ...
Pour compléter la dimension poétique, un haïku en face de chaque toile.
Et puis, devant les toiles ... je chante..."
Je vous propose donc d'écrire à partir du tableau Lumière Dorée . Kim nous dira plus tard quel était le moteur de cette création, mais pour l'instant je préfère vous laisser à votre inspiration...
Partez loin en dehors du cadre...

sur un bleu d'encre épaisse,
RépondreSupprimerun bleu de mer profonde,
un bleu de fond de l'âme,
une écharpe déroulée,
un éclair d'or fourrure,
un boa des grands soirs
plonge dans les abysses,
sublimant leurs nuances.
Et l'on voit apparaitre
des clartés d'outre sombre,
et l'on voit se dissoudre
un continent de feu,
comme si un vieux monde
lâchait enfin la place
afin que la lumière
amène aux grandes ombres
cette fenêtre d'air
qui chasse les fantômes.
L. Andréa
Magnifique....
RépondreSupprimerRessenti
RépondreSupprimerVisage grave d'une terre sanguine
creusant les tombes
à chaque souffle éteint...
Suave présage d 'un ange de lumière
ouvrant une vibrante parure
à chaque souffle étreint...
Entre les deux, un abîme de sombre ignorance, évoquant notre double appartenance, avec de rares presqu' îles, une probable navette, au gré des franges du cœur..
Nous somme points en suspension, libres de colorer nos vies au gré des émotions, et de croire ce que l'on peut, selon nos intuitions...
Monde chaotique,
RépondreSupprimerTout est noir,
Ce soir.
Rêves chimériques,
Tu as les idées noires,
Ce soir.
Ville fantomatique,
Tu ne peux les voir,
Ce soir.
Esprits faméliques,
Tu n'es pas sûr.e d'encore y croire,
Ce soir.
Ce soir...
Tout est noir.
Sauf...
Petit point hypnotique
Dessine et trace
Arabesques et courbes cacophoniques
Faites place.
Chaos fantastique
Rouge, jaune, orange,
Couleurs anarchiques
Le noir, mangent.
Ce soir...
Tout est noir.
Soudain...
Explosion de Lumière.
Monde chaotique, valeurs et couleurs : merci pour le partage de cette lueur!
SupprimerLe désir lumineux,
RépondreSupprimerintense et fulgurant
d'un souverain baiser
éclate l'argile ocre rousse
de la chair égarée,
flamboyantes flammèches
aux draps défaits
d'un grand lit bleu.
ou dans un autre registre :
Il y a le feu au lac !
Le soleil enamouré
est tombé dans les flots
croyant apercevoir
dans leurs remous bleus
le déshabillé flou
et les cheveux défaits
de sa blonde maîtresse.
décidément ce tableau m'inspire !!!
Et exalte ta créativité Lise.. C' est vraiment du miel à lire..😊
RépondreSupprimercouc' je ne sais pas qui tu es, mais je te remercie de tes "retours" ; belle soirée, Lise
SupprimerJe vais laisser planer le mystère pour le fun mais nous nous connaissons, au moins un peu 😊 !! et nous nous verrons en temps opportun après ce confinement... Bonne soirée à toi aussi
SupprimerBonne soirée à toi aussi
ah ! savoir attendre ! l'impatiente que je suis est donc en plein travail, jusqu'au jour où enfin, cette védasienne qui m'évoque une appétissante patisserie, voudra bien se découvrir ! nous nous connaissons..... bon, bon et bien j'attend puisqu'il en est ainsi ! et, cerise sur le gâteau, je fais une bise à l'inconnue. Lise
SupprimerMerci Lise... Ne trouves tu pas que nous sommes bien seules sur le blog depuis quelques jours ?
RépondreSupprimerOu bien je loupé quelque chose ?
Merci pour la bise.. Je t'embrasse aussi et profite de ce petit mot pour saluer tous les autres en espérant bien quelques signes de vie.. 😊
en effet ; soit tout le monde est déconfiné et tout le monde a filé, soit, sidérés par notre correspondance éminemment raffinée, ils sont cois, babas, et ne savent plus quoi dire !!!! allez bonne nuit de pleine lune !
SupprimerJ'adore cet humour de la royale modestie... Sinon, nous allons occuper les lieux en attendant le retour des volontaires à l'écriture.. Le dernier tableau vu sous tous les angles par exemple, y compris dans ses arrondis... Bonne nuit à toi aussi 😊
RépondreSupprimerne s'agirait-il pas de ne plus se poser la question de l'ombre et la lumière en tant qu'éternel combat, du mal, du bien, du haut, du bas, du noir, du blanc.... et si la lumière venait juste révéler l'ombre et l'ombre sublimer la lumière ? si l'une et l'autre étaient indissociables, ne pouvant exister que l'une par rapport à l'autre ? pour faire l'expérience de la lumière, il nous faut traverser l'ombre et au bout... la lumière aveuglante qui nous fait souhaiter un peu d'ombre... et ainsi la valse incessante, la course cache-cache,plonger dans les abimes, remonter en surface ! c'est encor l'aire de la dualité. Changeons de paradigme et tentons l'Unité. Plus de combat contre, mais peut être exister avec. Ainsi les angles aigus de la guerre, s'arrondiraient souplement, tout en nuances de couleurs solaires ou lunaires. Peut être...
RépondreSupprimerOh j' adore... Merci. Demain, je vais couver un petit texte qui devrait éclore aussi pour grossir le bouquet de nos propositions... 😊
RépondreSupprimerMes yeux tournaient entre les coins du tableau..
RépondreSupprimerIl suffit parfois de renverser le cadre.
Cette impression de ciel bleu-vert dense, vaguement tourmenté dans les nuances, devient lagon saphir-émeraude, joyau de toute évidence.
Sur un hamac, sans doute aucun, entre deux vigoureux tamarins, très haut perchée, une femme, au grand âge esquissé, s' est assoupie.
Elle entend le grand silence des lieux, l'écoute finalement, s' offre à lui, s' abandonne... Elle se laisse couler come une lave effaçant tout de la route empruntée, après l'éruption du volcan..
Dans sa chevelure libre, quelques gazanias orangés en guise de diadème..
Elle a déjà envisagé la douceur de son envol dans un écrin de plumes...
Par delà son île natale, un parfum de son Essence planera au nom de l'éternité...
ouch ! voici un tableau dans le tableau ; je pense à Gauguin en te lisant ! c'est là où le texte me transporte, quelque part dans les îles. Merci et belle journée à toi, Lise
SupprimerC' est là où je suis partie en effet, sans doute les couleurs..Merci pour ton ressenti et sait on jamais encore quelques textes, en creusant bien... Belle journée à toi aussi 😊
SupprimerAILLEURS
RépondreSupprimerPlonger dans la tâche de peinture dorée,
Suivre sa direction,
Partir hors cadre pour évasion,
Sortir du confinement enfin !
Je suis lumière claire de l'aube pleine de promesse
Je suis trilles des oiseaux qui se répondent en écho
Je suis papillon frivole virevoltant avec légèreté
Je suis fleur blanche parfumée du jasmin de l'été
Je suis senteur d' humus engourdi sous la pluie
Je suis orage grondeur, lumière vive zébrant la nuit
Je suis fleur éclatée de l'oranger par l'abeille butinée
Je suis arbre séculaire de paix aux rameaux argentés
Je suis herbe caressée par le vent où il fait bon s'allonger
Je suis cep de vigne et sa parure chaque année renouvelée
Je suis goût de l'eau jaillissant des broussailles empierrées
Je suis coquelicot écarlate parsemant les talus et les blés
Je suis calcaire des garrigues lumineux à midi
Je suis pâquerette effeuillée par les amoureux de l'amour étourdis
Je suis chanson des galets roulés par les vagues sur le sable mouillé
Je suis écume blanche ourlant la mer au point de surjet
Je suis nectar du fruit mûr rempli de jus sucré
Je suis couchant du soleil dans un ciel embrasé
Je suis ombre de ligne de crête couronnant la colline
Je suis étoile attendue pour les vœux dans la nuit
Je suis soupirs des amants dans leur bulle enchantée
Je suis bourdonnement de la ville et crissement du tramway
Je suis musique syncopée des pas sur les pavés
Je suis salles obscures
Je suis spectacles,
Je suis cafés
Je suis
Je suis
Je suis VIVANTE
Camomille 1 er mai 2010
Quel hymne à la vie...MERCI 🐞
SupprimerCe "je suis" est hymne de vie, projection immédiate de la beauté, de l'amour, de l’Être dans sa splendeur et sa souveraineté. C'est ce dont nous avons besoin pour aujourd'hui, demain, tout à l'heure. Merci pour cette goulée d'eau pure et ce voile de vent irisé dans les cheveux !
SupprimerEclat de lumière,
RépondreSupprimerNuit profonde, attentive,
L'espoir s'enflamme
Claudine
court, intense... cela me fait penser à un grand chat soyeux "accroupetonné" dans la tension de la brutale détente. Un chat doux aux yeux d'amande verte, luisants, profonds, qui déshabillent l'instant.
Supprimer